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Candidate aux municipales à Toulouse, Christine de Veyrac déclenche les hostilités à droite

Christine de Veyrac, candidate aux élections municipales de Toulouse - Photo Carré d'info

Lundi, Christine de Veyrac a officialisé sa candidature aux élections municipales sous les couleurs de l’UDI, mais aussi du Modem. Déclenchant les premières escarmouches d’une probable guerre des droites à Toulouse.

 

Avec l’UDI mais aussi le Modem

Le calendrier (encore long) conduisant aux prochaines élections municipales de 2014 s’est soudainement accéléré ce lundi lors d’une conférence de presse convoquée par Christine de Veyrac. « Je suis candidate aux élections municipales », a entamé de but-en-blanc l’actuelle députée européenne. « Un secret de Polichinelle », a-t-elle elle-même admis. Intronisée par Jean-Louis Borloo lors de sa récente visite à Toulouse, Christine De Veyrac avait néanmoins brouillé les pistes : un jour « chef de projet » seulement, le lendemain attaquant Pierre Cohen via des communiqués telle une prétendante au Capitole. La parlementaire semblait au milieu d’un gué qu’elle a franchi lundi.

 

 Lire aussi >> Pour Borloo, « Toulouse est une priorité absolue »

 

Christine de Veyrac veut porter un projet qui « s’articule autour des mots clés que sont le réveil de Toulouse, son rayonnement et sa respiration » pointant par ce dernier point « l’asphyxie des transports et un urbanisme non maîtrisé. » Cependant, pas de propositions concrètes pour un projet dont les grandes lignes devraient être définies à l’automne.

 

Première affiche de campagne des élections municipales pour Christine de Veyrac - Photo Carré d'info

Première affiche de campagne des élections municipales pour Christine de Veyrac – Photo Carré d’info

 

Un petit coucou à Jean-Michel Baylet

Sa précoce déclaration de candidature se veut être celle du «rassemblement». Pour preuve, un aréopage de responsables de la « maison centriste » assistait la désormais candidate. Jean Iglésis de l’UDI et tous les responsables des partis qui la composent, mais aussi Jean-Luc Lagleize, le président du Modem en Haute-Garonne. Ce dernier a justifié ce choix, qui implique le renoncement à présenter une liste Modem, par la nécessité de « prendre une tête de liste au centre, seule alternative possible pour reprendre la mairie à Pierre Cohen. »

Si le centre s’est donc affiché rassemblé, Christine de Veyrac est même allée jusqu’à faire du pied aux radicaux de gauche de Jean-Michel Baylet. « Nous avons beaucoup à accueillir, y compris le PRG, malmené par le PS dans ce département. »

 

Moudenc ? « La porte est ouverte, il faut qu’il la pousse »

 

A l’UMP : De Veyrac démission !

Mais la question qui agite la sphère médiatico-politique de Toulouse, c’est bien la division à droite et la position de Jean-Luc Moudenc, chef de file UMP en Haute-Garonne et lui aussi candidat au Capitole. « Je ne suis en guerre avec personne et je n’ai pas d’ennemi intime », a déclaré à son propos Christine de Veyrac. Suivie par Jean-Luc Lagleize : « La porte est ouverte, il faut qu’il la pousse. » Rien n’est moins sûr. Dans un communiqué, Jean-Luc Moudenc, s’est empressé de réagir hier après-midi : « Il y a peu, j’ai refusé de me mêler d’une bataille d’égos qui concernait mon parti. Alors, qu’on ne compte pas sur moi pour participer à une autre bataille d’égos dont Toulouse serait l’enjeu, et, à la fin, la victime ! »

 

« Avoir l’honnêteté de dire dès maintenant aux électeurs qu’elle s’engage à ne pas se présenter aux élections européennes de juin 2014″, UMP 31

 

D’une main, l’opposant au conseil municipal joue ainsi le carte de la hauteur mais de l’autre, celle du patron de l’UMP 31, c’est plutôt le poing qui prédomine. En effet, l’UMP 31, par la voix de sa secrétaire départementale, Laurence Arribagé,  a regretté cette annonce de candidature tout en demandant à Christine de Veyrac « de se démettre du mandat que lui ont confié les électeurs ayant voté pour une liste UMP.» Par ailleurs, l’UMP 31 demande à la candidate UDI « d’avoir l’honnêteté de dire dès maintenant aux électeurs qu’elle s’engage à ne pas se présenter aux élections européennes de juin 2014. »

 

Marie Déqué : « En cas de division, la solution pourrait venir d’un troisième homme »

Interrogée à plusieurs reprises sur le sujet, la parlementaire européenne s’est bornée à répondre : « Je suis candidate aux municipales » tout en se prononçant pour une application modérée du non-cumul des mandats. Les couteaux sont donc tirés entre le centre et la droite. Reste à savoir si un arbitrage national dans le cadre d’un accord entre l’UDI et l’UMP pourrait régler cette dispute de leadership.

 

« L’UMP n’est pas la bonne étiquette pour gagner Toulouse. Mais l’UDI sans l’UMP ne le peut pas non plus », Marie Déqué

 

Par un parachutage ? « Peu probable car trop tard« , a estimé Christine de Veyrac. Un constat partagé par Marie Déqué, chef de file de l’opposition dissidente « Toulouse Métropole d’Europe » au conseil municipal. Si cette dernière avait un temps plébiscité l’atterrissage d’un édile national, aujourd’hui, elle envisage plutôt de jouer les conciliateurs, épaulés notamment par Jean-Réné Bouscatel, président du Stade Toulousain et le cardiologue François Chollet. « L’UMP n’est pas la bonne étiquette pour gagner Toulouse. Mais l’UDI sans l’UMP ne le peut pas non plus.« 

Des réunions de travail sont donc prévues dans les prochains jours mais l’élue prévient : « Si une équipe ou un ticket homme-femme ne se constitue pas, la solution pourrait venir d’un troisième homme.«  Un, deux, trois. L’union de la droite toulousaine ne semble pas pour demain.

 

Mots-clés : municipales

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