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[Dans le rétro] Syriens de Toulouse : « Je ne pensais pas que ça serait aussi long »

Le professeur Samir Arabi, lors d'une manifestation de soutien au peuple syrie à Toulouse / Photo Carré d'Info Mathieu Molard

Jusqu’au 20 août Carré d’Info lève le pied. L’occasion de jeter un coup d’œil dans le rétro de cette première moitié d’année et de revenir sur des sujets marquants qui seront à suivre à la rentrée. Sixième volet aujourd’hui : la mobilisation de la communauté syrienne de Toulouse. La situation en Syrie a permis de l’aveu même de ses membres de créer des liens qui n’existaient pas auparavant. Il a fallu pour certains surmonter au départ la peur de s’afficher même loin de leur pays.

 

Lors de notre lancement au mois de septembre dernier nous avions interviewé Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne (réélu depuis), en sa qualité de président du groupe d’amitié France –Syrie à l’Assemblée Nationale. La répression du mouvement populaire par le régime était déjà forte. Il nous confiait notamment ceci : « des opposants de l’intérieur me disent qu’ils ne voient pas la situation bouger avant un an ». Onze mois après, la prédiction semble assez juste. Le régime syrien et son président Bachar al-Assad sont plus que jamais mis à mal mais toujours en place. La répression et les affrontements sont en revanche plus importants et meurtriers.

 

Tout au long de l’année nous avons régulièrement suivi la communauté syrienne de Toulouse. Les évènements dans un pays où vivent pour beaucoup leurs familles ou des amis ont fait naître chaîne de solidarité et mobilisations. Un samedi sur deux, certains se sont retrouvés place du Capitole pour exprimer leur soutien au mouvement de révolte. Des rassemblements auxquels certains ont hésité à se rendre, inquiets de la surveillance du régime et des possibles conséquences pour leurs familles au pays. A Paris, certains manifestants ont été battus à la suite de manifestations organisées place du Châtelet. A Toulouse de tels actes n’ont pas été rapportés. Toutefois, des étudiants ont reçu des menaces ou ont été invités à participer à des rassemblements pro-régime comme en témoignait Abdul.

 

Nous avons également pu rencontrer Chadi Joneid, médecin syrien de 33 ans à Bordeaux, membre du Conseil National Syrien et du Comité révolutionnaire de Deir Ezzor tentant de faire « un trait d’union entre la rue et le Conseil National ». Nous étions en février, quasiment un an après le début du mouvement, et déjà le jeune médecin nous avouait : « Je ne pensais pas que ça serait aussi long ».

 

La Coordination des Syriens de Toulouse a laissé place à l’Association du Printemps Syrien. Certains de ses membres nous affirmaient il y a peu que la situation avait permis de créer des liens et une union dans la petite communauté syrienne de Toulouse qui n’existaient pas auparavant. Ils se disaient également surpris de la solidarité reçue ou témoignée en France.

 

>  Retour sur le sujet en quelques articles à lire ou relire :

 

14 septembre 2011 : « Bachar al-Assad aurait pu devenir le Juan Carlos syrien »

 

4 février 2012 : Conseil National Syrien à Toulouse : « La mort ne nous fait plus peur »

 

26 juillet 20112 : Syriens de Toulouse : «Surpris de la solidarité du peuple français»

 

Mots-clés : syrie

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