(Diaporama). Voilà, c’est fini. Depuis sa création il y a huit ans, le festival Origines Contrôlées, organisé par le Tactikollectif, ne cesse de monter en puissance.
Cette année, on a échangé et partagé sur la laïcité, la créolisation ou la colère des quartiers populaires ; mais aussi exprimé sa révolte en reprenant les textes revendicatifs de La Canaille, Médine, ou encore Zone Libre, Casey et B-James, entre rap, slam et rock-rap. Le tout sans oublier de rire avec les stand up de Redouanne Harjane et Malik Bentalha, du Comedy Club, et l’humour politique et corrosif de Didier Porte (lire son interview).
Le public a également vécu de beaux moments d’émotion lors de la soirée du dimanche, consacrée aux chibanis (les « anciens » en arabe, travailleurs immigrés dans les années 1940 à 1960), avec la pièce « La Révolution des chibanis », de la compagnie marseillaise Théâtre et société, et la projection du documentaire « Mouss et Hakim, Origines Contrôlées », de Samia Chala et Thierry Leclère. Le témoignage du père de Mouss, Hakim (Zebda) et Salah Amokrane, a ému aux larmes les intervenants, bénévoles et une bonne partie du public.
Origines Contrôlées va monter à la capitale
Cette 8e édition fut aussi celle du retour attendu de Zebda (voir notre article à ce sujet), accompagnés de Wally et Fredo des Ogres de Barback en première partie, le lundi au Bikini. Un rendez-vous précédé d’une sorte « d’avant première », 24 heures plus tôt, à l’occasion du Bal d’Origines Contrôlées, qui a rassemblé sur scène les musiciens de la tournée du même nom, Mouss et Hakim en personne, et bien sûr Magyd Cherfi pour compléter le trio mythique. Le tout sur un répertoire des pères de la chanson Chaabi (« populaire » en arabe).
L’équipe du Tactikollectif nourrit de nouveaux projets qui devraient voir le jour dans les mois à venir : l’enregistrement d’un album collectif autours de chansons des républicains espagnols et l’organisation d’un mini-festival Origines Contrôlées à Paris.

























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