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Freescale : un mois avant l’épilogue

Une partie des salariés de Freescale ont manifesté en juillet devant l'entrée de l'usine - Photo Carré d'info

A presque un mois de la fermeture annoncée du site de production de Freescale, une partie des salariés du site de Basso-Cambo veut maintenir la pression pour faire aboutir le projet de reprise. Ils ont manifesté en milieu de journée à l’entrée de l’usine.

 

572 salariés encore sur le site

Le 10 août prochain, l’antenne de production toulousaine de Freescale cessera son activité. Employant encore 572 salariés, le site de production de semi-conducteurs ne verra cette fois pas l’échéance reculer. Néanmoins, l’espoir subsiste dans un projet de reprise que nous évoquions il y a quelques jours. Comme l’indique Didier Zerbib, délégué syndical CGT, « les négociations sont en cours entre les représentants du Ministère du redressement productif et la direction américaine de Freescale. » Ces dernières portent sur trois points principaux :

  • la vente de la propriété intellectuelle,
  • la cession de l’unité de fabrication,
  • l’agrément pour la production de 2000 pièces en fin de vie technologique.

 

« Il faut en effet deux ans de maturation afin de passer à une production industrielle. Durant cette période, le site doit continuer de tourner »

 

Ce dernier point permettrait à la structure « reprenante » de maintenir une activité réduite, le temps de reconvertir l’unité de fabrication pour produire des pièces basées sur la technologie du gallium. « Il faut en effet deux ans de maturation afin de passer à une production industrielle. Durant cette période, le site doit continuer de tourner »

Mais alors qu’ont lieu ces discussions, l’heure tourne et tout projet serait irrémédiablement voué à l’échec en cas d’arrêt de l’usine car un redémarrage s’avérerait trop couteux. La semaine prochaine serait également déterminante, Denis Blanc, le directeur, ayant annoncé selon la CGT, la vente des machines à partir du 15 juillet si aucune solution n’était officiellement trouvée. C’est le sens de la mobilisation qu’ont organisée les salariés CGT jeudi en début d’après-midi. Avec un but : défendre l’instauration d’un moratoire suspendant l’arrêt de l’usine.

 

« Un droit de regard » des pouvoirs publics

Sur place, quelques élus dont Pierre Lacaze, élu communiste à la mairie de Toulouse, étaient venus soutenir l’initiative : « Le site est rentable et a bénéficié de millions de subventions et d’aide publiques. Nous avons donc un droit de regard. Mais le but est bien de maintenir le site en production avec ou sans Freescale. » Quelques voix s’élèvent pour que les subventions accordées au pôle Recherche et Développement maintenu à Basso-Cambo soient mises dans la balance des négociations.

Cependant l’élu se veut prudent : « Intervenir sur ces subventions pourrait mettre en danger la Recherche et le Développement. Néanmoins, il n’y a pas de recherche sans une issue en production. Le danger est que Freescale agisse en deux étapes : fermer la production d’abord, la recherche dans quelques années. » Le pôle R&D continuera en effet son activité à Toulouse en partenariat avec le laboratoire du LAAS à Toulouse et du Leti à Grenoble. Mais dans l’état actuel des choses, les salariés de l’unité de production n’en profiteront pas.

 

Mots-clés : Freescale, licenciements

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