A Toulouse comme en Haute-Garonne, les agences de la Caisse d’allocations familiales – à l’exception de celles de Toulouse-Riquet et Saint-Gaudens – sont fermées à compter d’aujourd’hui lundi 21 janvier, et ce jusqu’au 25 janvier inclus afin de traiter les dossiers mis en attente.
260 000 allocataires en Haute-Garonne
La CAF qui verse entre autres les allocations familiales ou le RSA, à quelque 260 000 bénéficiaires en Haute-Garonne croule actuellement sous le nombre de dossiers en attente et n’arrive plus à en gérer le traitement.
9 jours de travail et environ 100 000 pièces à traiter
Ainsi, c’est la semaine dernière que la direction départementale - « consciente de la gêne occasionnée par une telle mesure » - a pris la décision de fermer ses centres au public afin de se consacrer uniquement au traitement des demandes de prestations et dossiers de suivi, et non pas à l’accueil de ses allocataires.
La charge de travail non traité est considérable : « il y a neuf jours de travail à rattraper » avance la direction. Ainsi, tous les agents sont mobilisés afin de réduire le nombre de cas en attente. Quitte à faire des heures supplémentaires : « on ferme habituellement à 17h30, mais des agents travailleront jusqu’à 18h30″, nous confie-t-on. D’autant que même si les accueils sont fermées, de nouveaux dossiers parviennent toujours à l’organisme.
Cercle vicieux
Du côté de la CGT, qui avait peur que les allocataires ne comprennent pas cette fermeture, on constate que cette première journée « s’est déroulée sans incidents ».
Cependant on relève le fait que la Caisse d’allocations familiales « s’inscrit dans un cercle vicieux ». Antoine Picavez, secrétaire de la CGT CAF explique : « pendant que l’on traite les dossiers en attente, d’autres nous parviennent ». Le risque est que ces nouveaux dossiers soient eux aussi mis en attente par l’organisme.
« 19 emplois ont été supprimés en 4 ans », avance la CGT CAF-31
Antoine Picavez estime, par ailleurs, qu’il faudrait « 30 embauches à temps complet » pour retrouver une qualité de service et arriver à gérer le flux de demandes. Mais « surtout pas d’emplois d’avenir » comme l’a promis la ministre déléguée chargée de la famille Dominique Bertinotti, ces profils n’étant pas selon le syndicat « suffisament qualifiés. Nous, nous avons une formation avant de commencer à exercer« .
Les personnels des Caisses d’allocations familiales ont d’ailleurs prévu une journée nationale de mobilisation le 7 février prochain.
- Photo CC Certains droits réservés par Sébastien Launay


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