Carré d'info

Site d'information et d'actualité à Toulouse

Législatives : sur la troisième circonscription rassemblement forcé à gauche

François Simon candidat commun de la gauche sur la 3e circonscription / Dessin Youn

Meeting de « la gauche réunie » hier soir sur la troisième circonscription entre socialistes et écologistes autour de François Simon. Si tous reconnaissent l’enjeu politique de cette élection, les partenaires n’étaient pas unanimes sur le choix des hommes. Ambiance très tiède hier soir où il ne devait manquer personne sur la photo pour faire bonne figure.

 

La semaine dernière ils avaient tous les deux lancé les invitations pour le meeting de fin de campagne. Dimanche soir, quatre cents voix d’écart ont laissé Alain Fillola, maire de Balma et candidat socialiste dissident, à la maison et maintenu le candidat investi François Simon (EELV) au pupitre hier soir. Le plan de table n’a donc pas été bouleversé. Pourtant, certains l’auraient souhaité. Alors hier, le rassemblement entre socialistes bons camarades ou double jeu, radicaux dissidents et écologistes n’était pas vraiment enthousiaste devant cent cinquante personnes environ réunies en la salle Limayrac dans le quartier de la Terrasse.

 

« Alain Fillola n’est pas là mais la politique c’est aussi respecter l’humain par rapport à son engagement », François Simon.

 

Des absents très bavards

Les deux ministres annoncés n’étaient pas là. L’écologiste Cécile Duflot, ministre du logement, a finalement pris la direction de La Rochelle ce qui n’a pas dû franchement peiner les socialistes toulousains. Quant à Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, sa présence au meeting n’a jamais été confirmée. La ministre aura aussi évité d’être interpellée par des membres du CREA menacé d’expulsion à la fin du mois qui l’ont contactée et qui ont pris la parole pour convaincre une nouvelle fois les élus locaux d’intercéder en leur faveur.

 

Gérard Onesta (EELV), Martine Croquette (FDG), Pierre Izard, Martin Malvy, dans l’ordre, ont joué le jeu et répété en canon à quel point Jean-Luc Moudenc, adversaire de François Simon au second tour, était le « représentant » et le « complice » de « la politique de Sarkozy » qu’il convenait de battre avec une « gauche unie et rassemblée ». Malgré tout, la configuration du premier tour ne pouvait pas être ignorée. Alain Fillola, pourtant absent, a ainsi eu droit à une attention particulière de chacun pour saluer « son engagement et son sens républicain » en décidant après un faux suspense de retirer sa candidature alors qu’il avait gagné le droit de la maintenir. Martin Malvy a assuré qu’il n’avait pas agi « dans un démarche personnelle ». Avant le premier tour les dissidents étaient pourtant décriés pour leur égoïsme.

 

« J’étais d’accord pour un accord avec les Verts mais je me suis posé beaucoup de questions sur l’opportunité de cette alliance sur cette circonscription. (…) Je n’ai aucun état d’âme depuis dimanche soir », Pierre Cohen.

 

Objectif commun, candidat commun ?

Le maire de Balma, s’il n’a pu se maintenir, a prouvé par son score qu’il était parvenu à rassembler sur son nom. François Simon l’a donc ménagé et finalement conforté. « Il n’est pas là mais la politique c’est aussi respecter l’humain par rapport à son engagement », précisant qu’il l’avait autorisé à « utiliser son nom, son image pour gagner ». Cécile Ramos (PRG), suppléante d’Alain Fillola, a avoué qu’elle aurait « préféré ne pas être là ce soir (hier soir, ndlr) » mais que désormais François Simon était « [son] candidat, celui de [ses] valeurs ».

 

Pierre Cohen était également observé avec attention, lui dont François Simon a attendu et demandé le soutien durant toute la campagne, en vain. « J’ai attendu dimanche soir (soir du premier tour, ndlr) pour prendre position. J’étais d’accord pour un accord avec les Verts mais je me suis posé beaucoup de questions sur l’opportunité de cette alliance sur cette circonscription. (…) Je n’ai aucun état d’âme depuis dimanche soir ». Affirmation en creux qu’il en avait beaucoup à soutenir le candidat commun auparavant. Son adjointe Cécile Ramos s’était faite un peu plus tôt son porte-parole en rappelant que la défaite de Jean-Luc Moudenc aux législatives sur la troisième circonscription devait « préparer la réélection de Pierre Cohen en 2014 » aux élections municipales. Pour le faire tomber, ils n’espéraient peut-être pas ce compétiteur.

Sinon, pour François Simon, la gauche rassemblée « est majoritaire et le différentiel doit [lui] permettre de gagner » sur une circonscription pourtant « découpée au scalpel » pour la droite. « Mais François Hollande a gagné, même sur cette circonscription ». Merci Président ?

Mots-clés : cohe, fillola, legislatives, simon

1 RÉACTION

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Exprimez-vous !

* Champs à renseigner obligatoirement

Blogs

Derniers Posts
Liste des Blogs