Depuis quatre ans, les établissements regroupés au sein du collectif Bar-Bars de Toulouse participent au festival Culture Bar-Bars, créé à Nantes, qui commence ce soir et s’achèvera lundi. Une opération qui fait tâche d’huile puisqu’elle concerne cette année 157 villes en France. Toulouse est aujourd’hui la deuxième plus importante après Nantes, avec une vingtaine de bars et restaurants participants contre seulement quatre à ses débuts. Rencontre avec Romain Descamps, le référent du festival Culture Bar-Bars à Toulouse.
Quels sont les objectifs du festival Culture Bar-Bars ?
Le tout premier objectif est de montrer ce que les établissements membres du Collectif Bar-Bars sont capables de faire tout au long de l’année. C’est une sorte de vitrine pour mettre en avant le concept de « café culturel » et affirmer que nous ne sommes pas juste des débits de boissons. Nous proposons des concerts, des expositions, des matchs d’improvisation, du théâtre, etc. Nos bars et restaurants sont avant tout des lieux d’échange culturel et de lien social où l’on sensibilise la clientèle à la culture, tout en essayant de la responsabiliser.
170 structures, 13 régions, 21 départements et plus de 75 000 personnes. Le festival Bar-Bars est le second évenement le plus important après la fête de la musique.
Vous parlez de responsabiliser la clientèle. Le festival affiche donc aussi une volonté de prévention ?
Tout à fait. C’est même l’un des volets principaux avec la culture. Cela passe par un partenariat avec la LMDE*, qui nous fournit environ 2000 préservatifs et 1000 éthylotests à distribuer aux clients, ainsi qu’avec l’association Agi Son (Agir pour une bonne gestion sonore), qui apporte un millier de bouchons d’oreilles.
En ce qui concerne la prévention routière, nous avons mis en place deux navettes de neuf places, avec un chauffeur et un accompagnateur, afin de ramener gratuitement les festivaliers qui le souhaitent chez eux, dans une limite de 20 km autour de Toulouse, de 0h à 3h jeudi et vendredi, et de 0h à 4h le samedi. C’est un moyen efficace de lutter contre l’alcoolisation au volant.
Et enfin, nous participons tout au long de l’année à la campagne « Boire oui, mais pas comme des cons » qui, comme son nom l’indique, vise à prévenir les dangers de l’alcool.
Ce festival vous permet donc de faire passer des messages aux clients, mais aussi aux riverains de vos établissements et aux autorités publiques ?
L’un des buts de la mise en place des navettes gratuites est en effet de mettre la puce à l’oreille des élus locaux. Nous espérons que cela leur prouvera que ça vaut le coup de créer des navettes, ou tout au moins de garder le métro ouvert toute la nuit, comme ils l’ont fait dernièrement pour Vélo Toulouse.
Ensuite, nous voulons aussi montrer que ce n’est pas parce que nous sommes patrons de bars que notre but est d’inciter les clients à consommer toujours plus d’alcool. Nous souhaitons que tous ces efforts de préventions, que nous faisons au quotidien, permettront de responsabiliser les clients et d’afficher notre objectif de « vivre ensemble », pour qu’il y ait une bonne entente entre les clients, les voisins et les autorités. Nous ne sommes pas là pour embêter les gens, mais pour que tout le monde s’amuse dans le respect des autres.






0 RÉACTION