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[interactif] Petite carte de survie à la fin du monde à Toulouse

Même Toulouse a son calendrier aztèque, à l'espace Bonnefoy / Photo Carré d'info, Kevin Figuier

Le 21 décembre approche avec son lot de pluie de grenouilles, chevaliers noirs, météorites et autres surprises de taille. Où être, et où ne pas être, à Toulouse telle est la question.

C’est bien beau un soir de fin du monde, mais si vous avez lu La Route de Cormac Mc Carthy, vous savez donc que le plus dur reste à venir. Si vous ne l’avez pas lu, vous l’apprendrez bien vite. L’essentiel étant d’abord de se mettre à l’abri, la rédaction de Carré d’info a cherché quelques endroits où vous pourriez vous réfugier.

Si vous avez vous-même des idées, n’hésitez pas à partager dans les commentaires. Nous complèterons la carte. Pour le reste, on vous souhaite bonne chance.

 


Afficher Fin du monde sur une carte plus grande

 

Le bunker du Capitole

Niché sous la place du Capitole, le parking géré par Vinci peut s’avérer utile si une pluie de météorites venait vous surprendre pendant vos achats de Noël en centre-ville. S’il était plutôt incommode le samedi à cause des émanations en quantité de CO2 aux heures de pointe, depuis que les plans de l’urbaniste Joan Busquets passent de la théorie aux travaux, de moins en moins de d’automobilistes viennent s’y garer. Un large espace qui permettra de loger un grand nombre de Toulousains en cas de galère post-apocalypse.

 

Non loin, l’ex librairie Castéla

Ami survivant, tu t’es fait bouter du parking Capitole parce que c’est le premier endroit auquel tes congénères ont pensé et qu’il était saturé par les gens en panique suite à la pluie de météorites. Alors ne va pas à Castéla, cela risque d’être pire. Pourtant, l’ancienne librairie qui a mis la clé sous la porte l’hiver dernier n’a toujours pas trouvé de locataire prêt à dépenser 800 000 euros par an pour l’ensemble du bâtiment. Avec ses deux parties de magasin, c’est le lieu idéal pour une halte avant de fuir plus loin.
Dans le genre abri de luxe on avait bien pensé au café Bibent qui est resté plusieurs mois ouvert aux quatre vents, et aux pigeons. Mais courant 2011, le chef Christian Constant en a fait sa nouvelle brasserie.

 

Le centre commercial Compans-Caffarelli

Cette verrue commerciale chronique, pour ne pas l’appeler l’Arlésienne de la moyenne distribution, abrite des baux commerciaux vides en dehors du supermarché (chouette une grande réserve de nourriture). La galerie a apparemment été rachetée récemment mais les événements à venir ne laisseront pas le temps aux commerçants de s’installer. 15 000 m2 sont donc à disposition des Toulousains survivants.

 

Une crypte aux Jacobins

Lors de la rénovation de l’ensemble conventuel, les équipes de chantier ont dégagé l’accès à une crypte située aux abords de la chapelle. Un petit refuge pratique et confidentiel qui contient toutefois des ossements. Compliqué pour dormir par terre donc.

 

Le château des Vitarelles

Ce n’est pas parce qu’on est en galère que l’on a pas droit à la vie de château. Plusieurs SDF l’ont bien compris en mars dernier lorsqu’ils ont décidé d’occuper cette ancienne demeure bourgeoise appartenant à la mairie et inoccupée depuis des années. Aujourd’hui, ils ont quasiment tous été relogés.

 

Les immeubles de bureaux vides

Selon l’Observatoire immobilier toulousain d’entreprise, il y a en tout en ville 267 700 m2 de locaux vacants. Autant dire que c’est du pain béni lorsque l’on cherche refuge après l’apocalypse. A condition bien entendu de les trouver et qu’ils ne soient pas détruits. Il y a par exemple, l’immeuble qui abritait le centre d’appel SFR au port Saint-Sauveur. Un fois le centre vendu à Téléperformance, les employés ont été soient licenciés, soit déplacés à Blagnac. Un immeuble immense qui n’a jamais pu être reconverti.

 

Le Muséum

Soyons pratiques. En cas de fin du monde, c’est le seul endroit où les bêtes qui y sont abritées ne viendront pas vous manger. En revanche, les zombies aimant les terrains obscurs, les problèmes d’éclairage ne risquent pas de faciliter votre survie.

 

Pause à Pech-David

C’est bien connu, en condition extrême, il faut toujours savoir prendre un peu de recul et de hauteur sur la situation. Quoi de mieux donc que les collines de Pech-David pour mesurer l’ampleur des dégâts. Dommage que le téléphérique ne soit pas construit, cela aurait pu vous être utile.

 

>> Les endroits dangereux

Bien que par temps d’apocalypse tout ce qui nous entoure est potentiellement dangereux, il y a quand même des endroits à éviter d’office dans votre parcours.

 

La Cartoucherie

Le déminage n’est pas encore terminé et les équipes ne savent pas exactement combien d’obus sont encore enfouis sur le terrain de la Cartoucherie. Le chantier qui devait finir en novembre à été prolongé en janvier. Alors bon, on ne va peut être pas se compliquer la tâche et contourner le grand terrain. A moins que vous ayez une horde d’ennemis aux trousses, les faire passer par là pourrait finalement vous sauver la vie.

 

Les Ballastières

Un paysage bucolique composé d’arbres et de canards. Les étangs de Braqueville en contrebas de l’Oncopole présentent tout les atouts pour un parfait pique-nique post-apocalyptique. Un endroit parfait si les quatre étangs n’abritaient pas 5000 tonnes de poudre pour obus datant de la première guerre mondiale. Pas de quoi paniquer cependant tant que les explosifs restent immergés. Mais la fin du monde pourrait réserver des surprises…

 

Le métro

Soyons honnêtes. Au même titre que c’est toujours l’ étudiante crédule qui disparaît en premier dans les films d’horreur, c’est souvent dans les tunnels et les métro qu’il se passe le pire dans les scénarios catastrophe. Et puis, on vous l’a dit, les zombies adorent l’obscurité. Et vu les fuites dans le métro toulousain, ce n’est certainement pas là que vous serez à l’abri.

 

Exploration d’urgence réalisée
par Xavier Lalu et Pauline Croquet 

Mots-clés : capitole, Castéla, fin du monde, friches, verrues commerciales

5 RÉACTIONS

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Je préconiserai également un abri sous le Pont Neuf qui en a vu d'autres et les salons du Casino où ce sera le moment de faire sauter la banque.

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Le complot de la fin du monde!
Je pense que les grandes puissances de l'économie sont entourées d'expert qui avait prédit que la crise économique serait à son comble en ce mois de décembre. Afin d'y pallier (personne n'était trop chaud pour une troisième guère mondiale), ils ont décidé de
faire appel à la persuasion (peur de mourir) pour vous faire consommer et relancer l'économie tout en influençant la démographie.
En effet, ... Lire la suite

RépondreWrong usage of print_flagging_link(). Signaler un abus

Merci chers amis pour la richesse et la variété des solutions que vous avancez ! avec votre permission, j'y ajouterais en vrac le cimetière de Terre Cabade ou dorment d'illustres toulousains, l'observatoire de Jolimont, pour se rapprocher des astres...

RépondreWrong usage of print_flagging_link(). Signaler un abus

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