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Quelle réputation les candidats ont-ils sur le web? Des Toulousains y répondent

Capture d'écran du site Polirama2012 - Photo Carré d'info

Annoncée par les observateurs de la vie politique, la campagne des présidentielles 2012 est censée se tourner résolument vers le web. Les principaux candidats ont ainsi mis en place des équipes spécifiquement chargées de garantir la présence de leurs couleurs sur la toile. Encore faut-il que cette présence le soit de manière positive. C’est justement ce que mesure Polirama2012, un outil d’analyse de l’e-réputation des candidats à l’Elysée dont le développement s’est effectué à Toulouse.

 

La qualité de la notoriété

Qui a le plus d’amis sur Facebook ? Qui a le nombre de « retweet » le plus élévé sur Twitter ? Ce genre de statistiques fait régulièrement l’objet d’encadrés dans la presse. Mais être présent de façon numéraire ne suffit pas. Il faut également connaître ce que l’on dit et pense de vous. Pour répondre à cette attente, la société Prometil a ainsi  développé Polirama2012, un outil innovant de traitement des opinions et des sentiments exprimés sur internet. « Via le réseau social Twitter, nous récupérons toutes les adresses partagées sur ce dernier puis analysons les pages ainsi identifiées. Cela permet d’établir un large spectre qui va des principaux journaux, quelques forums et la plupart des blogs politiques » explique Charlotte Costedoat en charge du produit chez Prometil. Une fois les pages indexées intervient le caractère innovant de l’outil : « Le noyau du moteur est l’analyse sémantique du discours, développé depuis dix ans par un laboratoire de l’institut de recherche informatique de Toulouse. » Grâce à ce traitement, la notoriété mais surtout l’image positive ou négative du candidat prétend être déterminée. Des notes sont ainsi attribuées dans des catégories telles que la sincérité, la moralité ou encore l’ambition.

 « La force réside dans la méthode d’analyse du discours. Elle sait distinguer les aberrations comme dans la phrase : comme prévu, tel candidat était bien à Toulouse. Ici, le mot bien n’est pas positif »

Nihous sous les écrans radars, les deux favoris dans la moyenne

Sans surprise, François Hollande et Nicolas Sarkozy mènent la course en terme de nombre de citations. Par contre, l’écart est bien moindre lorsque l’on se penche sur les critères de qualité, parfois dominés par les outsiders. « Cela peut en partie s’expliquer par le fait que ceux qui en parlent sont leurs soutiens », nuance Charlotte Costedoat. Mais pour certains candidats, pas de statistiques : « Nous n’avons pas de données sur Frédéric Nihous. Il est quasiment absent de la toile… » Pour Marc Canitrot, dirigeant de Prometil, l’outil est encore perfectible mais possède déjà des avantages sur ses concurrents : « La force réside dans la méthode d’analyse du discours. Elle sait distinguer les aberrations comme dans la phrase : comme prévu, tel candidat était bien à Toulouse. Ici, le mot bien n’est pas positif »

 

Un outil vitrine

La démarche de la société s’inscrit dans « une preuve de concept ». « Si nous parvenons à montrer que nous sommes capables d’analyser des opinions politiques sur le web, nous pourrons le faire pour des marques », continue le dirigeant. La e-réputation est en effet devenu un enjeu de marketing majeur. « Le gros atout réside dans les catégories : nous pourrons analyser par exemple ce que pense les internautes du SAV ou encore des tarifs de telle ou telle entreprise. Nous pourrons qualifier des thématiques très précises. » L’expérience compte donc s’étendre à d’autres canaux que Twitter et pourquoi pas élargir à des personnalités politiques internationales. Pour toucher de nouveaux marchés ?

 

Mots-clés : data, innovation, présidentielles

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