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Toulouse – Leicester : temps de chien, temps de toulousain

Chaque semaine Ovale Masqué passe au grill le match du Stade Toulousain / Photo CC

Vous êtes ici entre les mains d’Ovale Masqué, chroniqueur rugby qui n’écrit que sur une planche à découper. Ses détracteurs le traitent de maître ès croc. Quand il tranche, c’est parfois sanguinolent. Mais il sait aussi poser le couteau quand il le faut et même faire rire vos côtelettes.

 

Les quatre conditions du plan triennal

Ça y est, la H Cup est de retour. La compétition favorite du Stade Toulousain (juste derrière le Top 14), qui se débrouille généralement pour remporter cette compétition tous les 3 ans. Cela tombe bien, la dernière fois que les Rouge et Noir l’ont gagnée, c’était en 2010. Mais pour pouvoir mettre une 5ème étoile sur leur maillot et aggraver leur déjà sévère complexe de supériorité, les Toulousains devront, comme à chaque fois, préalablement remplir quatre conditions :

 

  • Avoir une bonne poule pour recevoir un 1/4 à domicile,
  • Avoir un gros coup de bol pour recevoir une 1/2 à domicile,
  • Se faire arbitrer le plus souvent possible par Alain Rolland,
  • Et enfin, jouer la finale contre un club français, sinon ça ne marche pas.

 

Concernant la première condition, cette année, Toulouse se retrouve dans une poule plutôt abordable. Guytou est content : il a enfin eu son club italien, il ne lui reste donc plus qu’à s’acheter un polo Serge Blanco à 200 euros pour se sentir entièrement biarrot. Certes, Trévise est une équipe plutôt casse-couille à jouer chez elle, mais comme Perpignan et le BO ont déjà eu la bonne idée de venir y perdre ces dernières années, l’effet de surprise ne jouera plus.

Les Ospreys, eux, c’est un peu le Stade Français du Pays de Galles : ils sont gentils, ils ont des maillots ridicules, ils essayent de se faire plein de passes, mais on ne peut décemment pas les prendre au sérieux. Enfin il y a l’adversaire du jour, Leicester, ancien grand d’Europe et double vainqueur de la compétition.

 

Leicester a un peu perdu de sa splendeur. La faute à la méchante crise économique (…). Fallait investir dans la bande dessinée, les gars.

 

Leicester, c’est plus ce que c’était : la faute aux communistes

Sauf que depuis quelque temps, Leicester a un peu perdu de sa splendeur. La faute à la méchante crise économique qui, paraît-il, a plombé les finances des clubs de Premiership. Fallait investir dans la bande dessinée, les gars. La faute aussi aux méchants communistes de la RFU qui ont eu l’odieuse idée d’instaurer un salary cap en Angleterre. Du coup, cette année, la recrue star chez des Tigers s’appelle Vereniki Goneva… ailier fidjien de 28 ans, qui découvre l’élite après être passé par Colomiers et Tarbes.

 

N’oublions pas que Guy lui-même va de temps en temps faire ses courses en ProD2 pour acheter du Fidjien discount.

 

On serait tenté de se moquer de ces salauds de pauvres, mais n’oublions pas que Guy lui-même va de temps en temps faire ses courses en ProD2 pour acheter du Fidjien discount. Et avec succès, puisque même si Matanavou a ce petit côté pas terminé et d’évidents problèmes psychomoteurs, il a tout même rendu quelques fiers services depuis son arrivée.

 

Enfin la grosse équipe

Malgré tout, les Tigers restent des adversaire à ne pas sous-estimer. Maître Guy a donc (enfin) sorti sa grosse équipe. Seul Albacete figure sur le banc après son retour du Rugby Championship, cette compétition où il a pu découvrir ce que ça faisait de passer tout proche de l’emporter avant de se faire entuber dans les 20 dernières minutes (bref, maintenant, il sait ce que ressentent les adversaires du Stade). On remarque également que Gaël Fickou, le seul non-international de l’équipe, n’aura eu besoin que de deux matchs pour devenir titulaire. En comparaison, après plus de 40 matchs, Yann David n’a toujours pas réussi à gagner sa place sur le banc.

 

« On va en effet assez vite découvrir que ce match sera le remake du dernier Toulouse – Toulon, qui était lui-même le remake de la finale 2012, qui était elle-même…. »

 

Notons enfin que le Stade pourra compter sur l’appui du 16ème homme, qui n’est pas le public (trop occupé à siffler l’arbitre et les Anglais évanouis) mais bien la pluie, meilleur allié des Toulousains depuis quelques saisons. On va en effet assez vite découvrir que ce match sera le remake du dernier Toulouse – Toulon, qui était lui-même le remake de la finale 2012, qui était elle-même le remake de la finale 2011. Et oui, à Gotham City, les amateurs de beau jeu sont gâtés.

 

LA Poitrenade sans frais, excepté pour les neurones de Yohan Huget

Tout commence plutôt bien pour le Stade avec un premier franchissement de Fritz, bien servi par une passe après contact de Picamoles, dit Picachu le tracto-pelle. Évidemment, personne ne vient au soutien, puisque de toute façon, on sait bien que Florian ne passera pas la balle. L’action avorte donc après le premier en-avant du match de Doussain, le premier d’une longue série.

 

L’ouvreur anglais ne porte pas un prénom de chien pour rien : il attrape le ballon comme un clébard choperait un frisbee au vol.

 

Malgré ce début tranchant, et une domination territoriale lors des premières minutes, Toulouse va trouver le moyen de se mettre en danger tout seul après un départ au ras suicidaire de Doussain dans ses 22 mètres. Sous pression, Clément Poitrenaud va alors nous offrir LA Poitrenade, sans doute la plus belle depuis bien longtemps. Généralement, quand tu es sous pression devant ta ligne d’en-but, il n’est pas honteux de jouer la sécurité et de trouver une touche de 5 centimètres. Barbatrous, lui, fait le choix du coup de pied rasant en plein dans les bras de Toby Flood. L’ouvreur anglais ne porte pas un prénom de chien pour rien : il attrape le ballon comme un clébard choperait un frisbee au vol. Et il possède désormais un boulevard devant pour aller inscrire l’essai.

 

« Yoann reste au sol pendant plusieurs secondes, avant de se relever avec un regard encore plus vide qu’à l’habitude »

 

Mais c’était sans compter sur le retour façon Superman de Yoann « Bubulle » Huget, auteur d’un splendide plaquage haut à la hanche, qui réussit à pousser l’Anglais en touche in extremis. Un sauvetage qui lui coûte probablement quelques neurones, puisque Yoann reste au sol pendant plusieurs secondes, avant de se relever avec un regard encore plus vide qu’à l’habitude. Au passage, Poitrenaud aura pu voir de près ce qu’est un plaquage décisif, lui qui préfère souvent trottiner tranquillement le long de la touche dans ce genre de situations. Ce petit couac semble fragiliser l’édifice toulousain qui commence à accumuler les conneries.

 

 

Duo comique : pizza et croche pied façon Monthy Pythons

Flood ouvre finalement le score après une faute de Picamoles, la première d’une longue série. Big Mac ne tarde pas à lui répondre, mais ce seront bien les Anglais qui feront la course en tête pendant quasiment toute la première période, profitant des approximations de la conquête toulousaine, et de quelques fautes stupides. On saluera notamment le duo sud-africain Botha-Steenkamp, qui avait apparemment décidé de concurrencer le show comique que Matanavou et Donguy avaient tenu à Bordeaux. Entre les pizzas du premier et le carton jaune du second pour un croche-pied façon Monty Pythons sur Hamilton, qui tentait de jouer rapidement un renvoi à 22 mètres, il y avait effectivement de quoi se marrer.

 

« Le petit Jean-Marc va donc pouvoir bientôt rejoindre Morgan Parra au Panthéon des « Connards » « 

 

Pendant ce temps, à Toulon, Bakkies Botha fait des feintes de passe et marque des essais de trois quart centre : on a peut-être pas misé sur les bons Springboks. Toulouse colle tout de même au score grâce à une deuxième pénalité de Magalie Stère, qui profite d’un nouveau coup de pute de Doussain, qui se jette sur Dan Cole pour obtenir une pénalité. Le petit Jean-Marc va donc pouvoir bientôt rejoindre Morgan Parra au Panthéon des « Connards ». On lui conseille tout de même de continuer à travailler sa passe, puisque même s’il semble l’oublier, c’est aussi un atout important pour être bon demi de mêlée.

 

Mi-temps : les trisyllabiques retrouvent le sourire

Toby Flood rajoute trois nouveaux points après une mêlée sur laquelle Jean-Baptiste Poux était venu faire coucou, juste le temps se faire enfoncer par l’ami Cole, qui devait être un poil vénère après l’incident précédent. Le public toulousain commence à montrer son mécontentement en sifflant « To-Bifle-Aude » sur ses tentatives, puis Nigel Owens, qui a arrêté le jeu pendant quelques secondes pour changer sa radio. Sans doute pour mieux entrer en contact avec les Illuminatis Irlandais de l’IRB qui font tout pour faire perdre le Stade Toulousain. Heureusement, juste avant la mi-temps, les trisyllabiques vont retrouver le sourire.

 

Plus fort, cette fois Toulouse gagne le match en jouant uniquement les deux dernières minutes de la première.

 

Après une relance hasardeuse de Goneva et un ballon explosé à l’impact, Fickou récupère le ballon et tape instantanément à suivre. Le joyau de la formation toulousaine accélère et dépose Allen à la course avant d’aplatir dans l’en-but. 9-11. Avant, Toulouse gagnait ses matchs en jouant les 10 dernières minutes de la deuxième période. Plus fort, cette fois Toulouse gagne le match en jouant uniquement les deux dernières minutes de la première.

Quand on s’ennuie devant un match, on s’amuse à remarquer quelques détails, comme la troublante ressemblance entre Po le Teletubby et Magalie Stère. 

 

Amabilité Samoane : Johnston enterre Mulipola

Vous l’aurez compris, lors de la deuxième période, il ne se passera plus grand chose. Ben Youngs s’emballe et joue vite une pénalité à 20 mètres des perches, alors que Leicester aurait pu revenir à 3 points en la tapant… Si Richard Cockerill avait fait l’école du coaching de Guy Novès, il aurait levé les trois doigts magiques et tempéré les envies de jeu de son demi de mêlée. Suite à ce coup dur infligé au mental des Anglais, Toulouse met définitivement la main sur le match.

 

« Leicester n’a plus de solutions : il faut dire que balle en mains, on a pas exactement à faire aux Harlequins »

 

Le duel samoan Johnston-Mulipola, équilibré en première période, tourne définitivement en faveur du premier, qui enterre sous la pelouse celui qui est pourtant considéré comme un des meilleurs piliers de Premiership. L’entrée des vieillissants Castrogiovanni et Ayerza n’arrangera pas vraiment l’affaire. Leicester n’a plus de solutions : il faut dire que balle en mains, on a pas exactement à faire aux Harlequins (souviens-toi l’année dernière).

 

Le score gonfle, le match aussi d’ailleurs

Les Tigers, c’est un peu la dernière vraie équipe anglaise à l’ancienne : on s’appuie sur la conquête et un jeu direct, centré sur les trois bulldozers Waldrom – Crane – Tuilagi. Or on a vu récemment que pour poser des problèmes à Toulouse, il faut plutôt essayer de bouger les gros culs des sénateurs Rouge et Noir en créant du mouvement. Tuilagi a beau essayer d’aller péter tout droit, il se heurte à un mur puisque le Soldat Fritz est en première ligne pour le repousser, bien aidé par le bleu-bite Fickou, solide au plaquage malgré son physique de coureur cycliste colombien.

 

« Pas de bol, Morris réussit à se jeter entre ses jambes et à lui aplatir sous le nez (enfin, plutôt sous autre chose en fait) »

 

Tuilagi qui finira d’ailleurs humilié par un coup de rein de Yoann Huget, qui évite aussi bien les plaquages que les contrôles anti-dopage. Une autre chose qu’il évite admirablement bien, c’est de marquer des essais. Après une jolie passe au pied de Fickou, Bubulle décide en effet de prolonger au pied dans l’en-but, alors qu’il aurait probablement pu se jeter sur le ballon et tenter la fameuse technique dite de « l’aquaplanning ». Pas de bol, Morris réussit à se jeter entre ses jambes et à lui aplatir sous le nez (enfin, plutôt sous autre chose en fait). Le bonus offensif semble inenvisageable à cause de ce temps de merde mais au moins Magalie Stère continue d’enquiller. Le score gonfle : 17-9, 20-9, 23-9, et le match nous gonfle aussi d’ailleurs.

 

« Les Ospreys qui ont battu Trévise en inscrivant l’essai du bonus offensif à la toulousaine (c’est à dire à la 81ème minute). »

 

Le public se réchauffe en faisant la ola, le rituel des fameux « Footix » qui a très bien réussi à contaminer l’ovalie et ses belles Valeurs. Ah tiens, c’est fini. 23-9 score final. Les Tigres repartent sans bonus défensif. Toulouse commence donc bien sa campagne et se place en deuxième position de la poule, derrière les Ospreys qui ont battu Trévise en inscrivant l’essai du bonus offensif à la toulousaine (c’est à dire à la 81ème minute).

 

Fickou :  a remporté le Talent d’Or du match, que les téléspectateurs de France 2, fins connaisseurs, remettent systématiquement au mec qui marque l’essai.

 

Les soldats de l’empire capitoliste

Poitreval : Impeccable sous les chandelles. En dehors de ça, il a raté presque tout ce qu’il a fait, entre son dégagement déjà culte et ses célèbres passes « débrouille toi connard » pour ses petits camarades. Soulignons aussi l’épisode du ballon récupéré alors qu’il avait le pied en touche. Le ralenti proposé permettait de revivre ce moment privilégié :  Il pose les yeux sur son pied au moment où ce dernier se pose sur la ligne. Et là, il y a un éclair de désarroi dans le regard, une sorte de demi seconde de « et meeerde » absolument parfaite où la généalogie des Poitrenades se rappelle à lui.

Huget : A encore raté l’occasion de marquer SON ESSAI. On sent qu’il est au bord du nervous break-down, comme Kelleher lorsqu’il était obligé de rester abstinent pendant plus de 48h. C’est dommage pour lui car il le mérite : il a encore été très actif et a réalisé un sauvetage défensif qui a peut-être changé le cours de la partie.

Fritz : Si un jour je pars à la guerre, j’aimerais y aller aux cotés de Florian Fritz. Dans ces circonstances-là, les psychopathes, mieux vaut les avoir de son côté.

Fickou : Deux confirmations : Fickou est un bon défenseur et il court vite. Deux découvertes : il a aussi un coup de pied pas dégueu et une bonne vision du jeu. Et ça c’est pas plus mal, sachant que quand on joue aux côtés de Florian Fritz, il vaut mieux avoir un cerveau pour deux. Il a donc remporté le Talent d’Or du match, que les téléspectateurs de France 2, fins connaisseurs, remettent systématiquement au mec qui marque l’essai.

Jean Dridéal (Vincent Clerc) : Si un jour je pars à la guerre contre les cheveux secs et les pointes cassantes, je veux être aux côtés de Vincent Clerc. On ne l’a vu qu’une seule fois, quand il nous a offert sa spéciale : la course en travers totalement inutile. A noter quand même qu’il a réussi son premier coup de pied correct depuis… toujours ?

Big Magalie (McAlister) : Presque parfait face aux perches. Pour le reste, son jeu au pied de pression n’a pas toujours été très efficace. Mais celui de Toby Flood non plus.

Doussain : Après deux bons matchs, il est un peu retombé dans ses travers avec des approximations et des passes douteuses. Le problème c’est que son unique concurrent est tellement mauvais que Guitoune la pleureuse n’ose pas le faire entrer avant qu’il y ait plus de 14 points d’écart au score. VERGALLO, VITE !

 

Grosse partie pour la troisième ligne.

Picachu : Décidément un joueur racé et élégant, a encore renversé ses adversaires comme des quilles de bowling. Dommage qu’il fasse autant de fautes stupides. A noter qu’on a annoncé sa prolongation à Toulouse jusqu’en 2016 quelques heures après le match : comme quoi lancer une rumeur de départ à Toulon, c’est vraiment une excellente idée pour accélérer les négociations. J’en profite donc pour signaler que Var-Matin vient de me faire une offre en or en me proposant de chroniquer les matchs du « Le RCT » pour 12 euros la pige. REP A SA le Carré D’info.

Dusautoir : A sorti sa grosse cartouche. Ça faisait longtemps, à croire que les Anglais l’inspirent particulièrement.

Nyanga : Nyanguesque.

 

Deuxième ligne

Maestri – Milo-Chluski : Comme d’habitude, le premier est indispensable, met sa tête partout et apporte aussi dans le jeu courant. Comme d’habitude, on ne sait pas trop à quoi sert le second, mais vu la taille de ses bras on ne va pas trop l’emmerder.

 

La première ligne

Johnston a un peu souffert en première mi-temps contre Mulipola. Ça aura juste servi à l’énerver suffisamment pour démonter tout le monde lors du deuxième acte.

Botha : On retrouve un peu le même dilemme qu’au poste de demi de mêlée, il est parfois compliqué de savoir qui est le moins mauvais entre lui et Tolofua.

Steenkamp : A peut-être réussi à faire la faute la plus débile de tous les temps : un croche-pied alors que le jeu est arrêté, à 1 mètre de l’arbitre. On remarquera au passage que chez les remplaçants, Guillamon semble avoir effectué le fameux régime Caucaunibuca, encore plus efficace que le régime Dukan. Je travaillerais au service marketing du Stade, je foutrais un bouquin en vente sur la boutique du site.

Conclusion 

Les matchs se suivent et se ressemblent pour Toulouse, qui a visiblement hérité du micro-climat breton depuis quelques semaines. Il y a certes eu quelques intentions de jeu, des passes après contact et même des tentatives de claquettes (non on ne parle pas de la prestation de Dominici à Danse avec les Stars), mais déjà que ça ne marche pas trop en temps normal, avec un ballon mouillé, il y avait peu d’espoir que ce soit plus efficace.

On espère donc du beau temps et un match plus abouti à Trévise, où les Rouge et Noir devront faire face à un adversaire « que l’on doit respecter ». Et à propos de Rouge et Noir, le RC Toulon continue d’enfiler les essais à la même vitesse que Joe Van Niekerk enfile des cagoles un samedi soir sur la Rade. Ça, plus les récentes performances de Fickou, et on aurait presque envie de devenir Toulonnais…

Je dédie cette chronique aux Plantes Vertes bretonnes amatrices de Teletubbies, à Marcel Caumixe et aussi à Clément Poitrenaud, pour lui rendre la politesse.

 

Mots-clés : ovale masqué

2 RÉACTIONS

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Très bonne analyse géopolitique digne de Bernard Guetta.

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