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Aucune piste privilégiée ni écartée, pas de trace du tueur

L'entrée du lycée Ozar Hatorah, un peu plus d'une heure après le drame - Photo Carré d'info
[Article régulièrement mis à jour] Pour la section anti-terroriste désormais chargée de l’enquête, les meurtres des parachutistes à Montauban et Toulouse ainsi que la tuerie du lycée Ozar Hatorah sont l’œuvre d’un seul et même homme. Jamais déclenché dans l’histoire, le niveau écarlate du plan Vigipirate a été déployé hier en Midi-Pyrénées pendant qu’une vaste chasse à l’homme démarrait en Haute-Garonne. 

18h12 : Peu de nouveaux éléments dans l’enquête

La conférence de presse s’est achevée à Paris sans qu’aucune piste ne se dégage pour le moment. Le procureur est revenu sur la qualification « terroriste« , tenant à préciser le caractère « juridique » de la définition consistant dans « un trouble à l’ordre public par l’utilisation de la terreur« . Le magistrat est revenu sur « le mode opératoire, toujours le même. » « Des victimes tuées à bouts touchants à la tête », la même arme, « un colt 45 de calibre 11.43« , le port d’un casque et l’utilisation « d’un scooter Yamaha TMax 530« . Voilà pour les certitudes, finalement peu nombreuses. « On ne peut pas affirmer que c’est à chaque fois le même scooter » a déclaré le procureur. « Et contrairement à ce qui a été dit, nous ne disposons pas de son immatriculation. » L’hypothèse privilégiée reste la piste du vol d’un véhicule de ce type le 6 mars dernier, a indiqué François Molins.

Concernant la piste des militaires, ces derniers seraient « localisés » et « aucune piste n’est abandonnée.« 

Le procureur a voulu passer un message, les services sont au travail : « 7800 heures de vidéos surveillances du centre-ville de Montauban à exploiter », « Beaucoup de témoignages à recouper« , « pas de traces biologiques pour le moment, c’est en cours. » La caméra portée par le tueur, évoquée plus tôt dans la journée par le ministre de l’Intérieur « est une hypothèse, rien de plus.« 

« Tout est mis en oeuvre » pour retrouvé cet homme « susceptible de repasser à l’acte » a assuré le procureur en signalant : « On ne peut pas vous dire des choses qui pourraient être contre-productives. » « J’ai fait le même constat que vous » a-t-il déclaré au sujet de l’intervalle de quatre jours entre les meutres.

17h10 : Conférence de presse du procureur de Paris

Dans une vingtaine de minutes, le procureur du parquet de Paris François Molins tiendra une conférence de presse au sujet de l’avancée de l’enquête. « On n’a rien » a déclaré plus tôt dans la journée Nicolas Sarkozy. Après la probable abandon de la piste des parachutistes néo-nazis, cette conférence de presse est très attendue.

17h05 : Une journée de vigilance écarlate

Dans les rues de Toulouse, la présence policière s’est accrue mais la vie continue. Si l’émotion est là, on est loin de la psychose. Plus de détails dans quelques minutes.

17h00 : La piste des paras néo-nazis abandonnée

Selon le Monde.fr, la piste des anciens parachutistes ayant défrayé la chronique en 2008 pour des signes nazis, aurait été abandonnée. Leurs emploi du temps auraient été vérifiés, les soldats innocentés.

15h51 : Avis de recherche du scooter

La police judiciaire a diffusé un avis de recherche à tous ses services selon l’AFP. Le véhicule recherché serait « un scooter TMAX 530 de marque Yamaha, de couleur «gris foncé avec calandre et jantes noires». Le scooter a été volé le 6 mars dernier. Si les policiers en sont sûrs, cette description entre en contradiction avec de nombreux témoignages recueillis hier. Devant le lycée Ozar Hatorah, certains témoins parlaient d’un scooter blanc et rose.

Capture d'écran du Yamaha T-Max 530 - DR

 15h20 : Un livre d’or à disposition des Toulousains

Le service de communication de la  ville de Toulouse  indique que la municipalité a mis un livre d’or à la disposition des Toulousaines et des Toulousains qui souhaitent exprimer leur solidarité à l’égard des familles et aux proches des victimes de la fusillade hier devant le collège-lycée juif Ozar Hatorah. Pierre Cohen s’est adressé à eux en y écrivant ces mots (extrait) :  » Ces enfants sont aussi nos enfants. Ce professeur était le professeur de l’une de nos écoles. Au-delà de la communauté juive, c’est la République entière qui est atteinte. La République doit rester debout. »

15h00 : La piste des parachutistes néo-nazis en pleine confusion

Evoquée hier comme une piste sérieuse, la piste d’anciens parachutistes néo-nazis est aujourd’hui sujette à toutes sortes de théories. Selon Reuters, les militaires incriminés en 2008 dans une affaire où ils apparaissaient effectuant le salut nazi, auraient été mis hors de cause suite à leurs auditions intervenues plus tôt dans la semaine. Faux affirment d’autres sources citées par Le Monde qui expliquent que deux des trois militaires n’auraient pas encore été entendus.

Capture d'écran du site The Sun - DR

11h00 : Minute du silence place du Capitole. 

Malgré l’annulation de dernière minute en raison du plan vigipirate écarlate, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées au Capitole pour une minute de silence. Pierre Cohen a pris la parole a conclu par cette injonction aux toulousains : « Courage! »

9h30 : La caméra personnelle du tueur

Selon Claude Guéant qui se base sur un témoignage, le tueur aurait porté une mini-caméra autour du cou lors du massacre qu’il a perpetré lundi matin. Ce type de caméra est notamment utilisée par les parachutistes pour immortaliser leur saut. Le profil de l’ancien militaire serait ainsi conforté.

Capture d’écran du site GOPRO, proposant des caméras portables - DR

Deux pistes : islamisme et ultra-droite

La même marque de scooter, le même calibre 11.43, le même mode opératoire. Malgré la prudence affichée par le procureur de Toulouse Michel Valet dans les premières minutes après le drame, « ces similitudes » ont conduit à la mi-journée le rapprochement des affaires des meurtres des parachutistes avec celle de la tuerie d’Ozar Hatorah. Dessaisi de ce dernier dossier, le parquet de Toulouse a passé la main au vice-procureur du parquet de Paris en charge de la section anti-terroriste. L’identification de la plaque d’immatriculation du scooter a permis de savoir qu’il s’agissait d’un scooter volé, peu avant le premier meurtre à Toulouse. Trois sections de polices judiciaires (Bordeaux, Toulouse, Montpellier) sont actuellement mises à contribution pour un total de 150 enquêteurs.  Ces derniers sont chargés de mener l’investigation sur deux pistes : le terrorisme islamiste et l’action d’un individu ou d’un groupe proche des idées xénophobes et racistes propres à ce que l’on appelle l’ultra-droite.

Un colt 11.43 de l'armée américaine

Car la nature des meurtres interpelle : dans le cas des parachutistes tués à Toulouse et Montauban, chacun d’entre eux était d’origine étrangère et de confession musulmane. Le caractère antisémite de la fusillade au lycée abonde également dans le caractère xénophobe de cette macabre démarche. Plus tôt dans la journée, le site du Point croyait tenir une piste en évoquant des anciens soldats du 17e régiment de parachutistes, « proches des mouvements néo-nazis » et correspondant aux signalements recueillis lors des précédents meurtres.

 

La crainte d’un quatrième acte

Néanmoins, le ministère de l’Intérieur, par la voix de Claude Guéant qui dirige l’enquête depuis Toulouse a tenu hier soir à préciser « qu’aucune piste n’était privilégiée. » Pourtant, tard dans la soirée, des rumeurs bruissaient quant à une possible identification du tueur grâce notamment aux caméras de vidéos surveillance de l’établissement Ozar Hatorah. L’adresse IP du tueur serait également en cours d’analyse. L’individu ayant contacté sa première victime via le site de petites annonces « Le Bon Coin ». Des communiqués du ministère de l’intérieur sont attendus dès ce matin.

Des marques réalisées par la police judiciaire devant le lycée - Photo Carré d'info


Des profileurs ainsi que des psychologues travaillent en marge des investigations afin de définir le profil du tueur. L’image de l’homme froid et méthodique serait contrebalancée par l’énervement dont il aurait fait preuve lundi matin suite à l’enrayement de son arme. « Chose peu probable pour un professionnel méticuleux », pouvait-on entendre. L’intervalle des meurtres retient également l’attention car ils se sont déroulés à quatre jours d’intervalle. Déterminé et peu dissuadé par le conséquent déploiement de forces déjà mis en œuvre après les assassinats de Montauban, les services de l’Etat ne cachaient par leur volonté d’aller vite, craignant un nouvel acte de violence. Des milliers d’hommes sont ainsi actuellement à la recherche de l’auteur de ces faits tragiques.

Midi-Pyrénées écarlate, la police municipale réarmée

Toute la région ainsi que les départements de l’Aude et du Lot-et-Garonne sont passés en vigilance écarlate dès hier soir. Concrètement, la surveillance des abords des lieux de culte va être renforcée, des fouilles régulières des sacs des voyageurs vont régulièrement être effectuées et des renforts sont attendus sur Toulouse. On annonce ainsi quatorze compagnies de CRS supplémentaires. En théorie, le niveau écarlate peut aller jusqu’à la suspension du trafic aérien et du réseau de distribution d’eau. Aucune de ces mesures n’est cependant envisagée par les services de l’Etat à Toulouse. De son côté, la mairie a décidé du réarmement provisoire de la police municipale.

Mots-clés : fusillade, ozar Hatorah

6 RÉACTIONS

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Quand on lit, sous l'image du pistolet, «chacun d’entre eux étaient d’origine étrangère», on se dit, c'est sans doute une faute de frappe. Mais quand on lit à nouveau quelques lignes plus bas «car chacun d’entre eux se sont déroulés à quatre jours d’intervalle», on se demande plutôt si vous savez écrire en français.

RépondreWrong usage of print_flagging_link(). Signaler un abus

Merci pour le coup de règle sur les doigts. Ce n'est pas une excuse mais après une telle journée, à deux heures du matin, les yeux ne sont plus toujours en face des orbites. Même quand on se relit. On tâchera d'être vigilants.

A Souris_ Verte. Je fais un copier-coller qui donne: "chacun d’entre eux était d’origine étrangère" . "était" est au singulier, ce qui est correct. Et quelques lignes plus bas je refais un copier-coller qui donne: "L’intervalle des meurtres retient également l’attention car ils se sont déroulés à quatre jours d’intervalle" . Où est la faute? "Ils" ici (et non pas chacun d'entre eux) représente les meurtres. Nous n'avons pas dû lire le même article!

RépondreWrong usage of print_flagging_link(). Signaler un abus

A Bertrand: ne t'excuse pas, tu n'as pas fait de fautes!

RépondreWrong usage of print_flagging_link(). Signaler un abus

Les fautes étaient bien présentes, d'où les excuses. Avant votre venue sur la page, elles ont été corrigées !

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